Cette interdiction :
- A un caractère temporaire (elle a été prolongée jusqu’en 2027).
- Comprend des exceptions, comme certains résidents temporaires ou des situations spécifiques.
- S’inscrit dans un cadre juridique et constitutionnel propre, différent de celui de l’Union européenne.
Pour cette raison, même si le cas canadien est souvent cité comme référence dans le débat international, il ne constitue pas un modèle facilement transposable à l’Espagne, notamment en raison des différences juridiques avec l’Union européenne.
États-Unis : la proposition de Trump pour limiter l’achat de logements par les grands investisseurs
Aux États-Unis, le débat sur l’accès au logement a suivi une voie différente de celle de l’Europe. Début 2026, l’ancien président Donald Trump a annoncé son intention d’interdire aux grandes entreprises et aux fonds d’investissement d’acheter des maisons individuelles, dans le cadre de sa proposition visant à freiner la hausse des prix du logement.
Contrairement à ce qui a été envisagé en Espagne ou au Canada, cette proposition ne vise pas les acheteurs étrangers non-résidents, mais le type d’acheteur. L’objectif est de limiter l’achat massif de logements par de grands investisseurs institutionnels, quelle que soit leur nationalité, lorsque ces opérations sont destinées à l’investissement et non à la résidence principale.
Selon les annonces, la mesure aurait pour objectif :
- De réduire la concurrence entre les grands fonds et les acheteurs particuliers.
- D’éviter l’accumulation de maisons individuelles en tant qu’actifs financiers.
- De faciliter l’accès au logement pour les familles et les résidents locaux.
Il convient de souligner que, pour l’instant, il s’agit d’une proposition politique et non d’une règle en vigueur. Pour être appliquée, elle devrait suivre le processus législatif correspondant aux États-Unis.
Cette approche reflète une tendance internationale de plus en plus présente : il ne s’agit pas tant d’interdire l’achat de logements aux étrangers que de limiter les achats par les grands investisseurs, une stratégie différente de celle débattue en Espagne concernant les étrangers non-résidents.
Qu’en est-il du soi-disant « impôt de 100 % » pour les acheteurs étrangers ?
Lorsqu’on évoque la possibilité d’interdire en Espagne l’achat d’un logement aux étrangers non-résidents, on mentionne souvent le soi-disant « impôt de 100 % », bien qu’il soit important de préciser en quoi consiste cette proposition.
Il ne s’agit pas d’un impôt nouveau déjà en vigueur, mais d’une mesure fiscale envisagée pour dissuader l’achat de logements par des étrangers extracommunautaires non-résidents. L’idée serait d’appliquer un supplément fiscal équivalent à 100 % de la valeur du bien au moment de l’achat, ce qui renchérirait très significativement l’opération.