Pour y voir plus clair, voici un exemple avec un logement de 100 000 € :
| Type de logement |
Impôts principaux |
Taux d’imposition approximatif |
Montant estimé (sur 200 000 €) |
| Logement neuf libre |
TVA + IAJD |
TVA : 10 % + IAJD : entre 0,5 % et 1,5 % |
Entre 10 500 € et 11 500 € |
| Logement d’occasion |
ITP |
Entre 6 % et 10 % selon la communauté autonome |
Entre 6 000 € et 10 000 € |
Une fois ces impôts réglés au moment de l’achat, aucun autre impôt lié à l’acquisition ne sera appliqué, à condition que le logement soit destiné à une résidence principale ou secondaire.
En revanche, si le bien est mis en location et génère des revenus, il faudra tenir compte d’un impôt supplémentaire : l’ IRNR, qui taxe les bénéfices issus de la location.
Autres frais à prendre en compte lors de l’achat d’un logement
Acheter un logement en Espagne en tant qu’étranger ne signifie pas seulement payer le prix du bien et les impôts liés à la transaction.
Il existe également d’autres dépenses récurrentes qu’il est important de connaître, surtout si l’on ne vit pas dans le pays.
Frais fixes du logement
En devenant propriétaire, plusieurs paiements obligatoires reviennent chaque année :
- IBI (Impôt sur les biens immobiliers) : son montant est fixé par chaque mairie et représente généralement entre 0,3 % et 1,3 % de la valeur cadastrale du logement.
- Taxes municipales : par exemple, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, qui dépend également de chaque municipalité.
- Copropriété : si nous achetons un appartement dans un immeuble avec des parties communes, il faut régler une quote-part mensuelle ou annuelle pour l’entretien.
Faut-il payer l’Impôt sur le revenu des non-résidents (IRNR) si l’on achète une maison en tant qu’étranger ?
Il ne s’agit pas d’un impôt à payer au moment de l’achat, mais il peut être nécessaire de le régler par la suite. Si nous ne vivons pas en Espagne et que nous décidons de louer le logement, nous devons présenter chaque année la déclaration d’ IRNR auprès de l’administration fiscale espagnole (Hacienda). Cet impôt est régi par le Décret législatif royal 5/2004 du 5 mars.
- Résidents de l’UE, d’Islande et de Norvège : un taux de 16 % s’applique sur les revenus perçus, et certains frais liés à la location peuvent être déduits (article 19).
- Autres citoyens : le taux est de 24 %, sans possibilité de déduire des frais (article 25).
Par ailleurs, si un impôt a déjà été payé dans le pays de résidence, une exonération pour double imposition peut s’appliquer conformément aux conventions internationales en vigueur.
Un étranger non communautaire qui achète une maison en Espagne obtient-il automatiquement la résidence ?
Posséder un logement en Espagne ne donne pas automatiquement droit à la résidence. De plus, depuis avril 2025, la « Golden Visa » liée à l’investissement immobilier n’est plus accordée.
Comme l’a officiellement annoncé le Gouvernement espagnol, à partir de cette date, les permis de résidence fondés sur l’achat de biens immobiliers ne sont plus délivrés. Cette mesure a été adoptée afin d’éviter des tensions supplémentaires sur le marché du logement et de privilégier l’accès au logement résidentiel. Toutefois, les Golden Visa accordées auparavant restent valables, ainsi que les droits acquis par les personnes déjà titulaires de ce permis.
Ainsi, aujourd’hui, l’achat d’un logement permet uniquement d’en devenir propriétaire. Les étrangers non communautaires qui souhaitent s’installer dans le pays devront effectuer les démarches nécessaires pour obtenir les autorisations de séjour correspondantes.
Comment calculer combien vous devriez payer pour un logement en Espagne ?
Avant d’acheter un logement, surtout si l’on ne connaît pas bien le marché, il est important de vérifier si le prix demandé est en adéquation avec le marché. Pour cela, il convient de prendre en compte, entre autres, les facteurs suivants :
- L’emplacement du logement : le prix varie non seulement selon la ville ou le quartier, mais aussi en fonction de l’accès aux services, aux transports en commun, aux zones commerciales ou aux établissements scolaires.
- L’état du bien : s’il nécessite des travaux, le prix devrait en tenir compte.
- La superficie et le nombre de pièces, ainsi que la distribution des espaces.
- Le prix de logements aux caractéristiques similaires dans la même zone, afin d’avoir une référence réelle du marché.
- La classe d’efficacité énergétique, qui peut influencer les coûts futurs du logement.
- L’année de construction de l’immeuble, car les bâtiments plus anciens peuvent entraîner des frais d’entretien plus élevés.
Par ailleurs, pour acheter en toute sécurité, il est recommandé de se faire accompagner par un professionnel de l’immobilier connaissant le marché local et capable de vous aider à évaluer correctement le prix du logement. Dans le moteur de recherche d’agences de Fotocasa, vous pouvez trouver des agences immobilières en appliquant des filtres.